Carnet

CARNET

Chaque jour, trois phrases - parfois notes de travail, parfois journal intime -.





8 septembre 2026

Être immense comme un immeuble, c'est ton objectif, grandir jusqu'à mesurer vingt mètres, puis partir sillonner les océans comme un cachalot glorieux.

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Je ne fais pas ce que je peux, je fais ce que je veux.

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Tu ne crois pas à la vie après la mort parce que tu ne crois pas à la mort.

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7 septembre 2026

Donnez-moi un piano, je jouerai une sonate, donnez-moi l'alphabet, je changerai le réel.

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On n'a jamais vu un chêne et un humain discuter de la pluie et du beau temps, n'est-ce pas.

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Suis-je vivant ? Il semble que oui.

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6 septembre 2026

Je n'avance pas masqué, j'avance entièrement caché, j'ai le don d'invisibilité, on ne voit que la trace de mes pas s'imprimer sur le sable.

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Vivre au nord ? Bruine, averses, neige, ciel gris : j'ai déjà donné, non merci.

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La roulette a tourné et chaque fois mon numéro est sorti, en quelque sorte j'ai fait sauter la banque.

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5 septembre 2026

Dans un monde idéal, chaque âme cohabiterait parfaitement avec son propre corps : ce monde est la lecture.

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Les leçons ne sont pas données, elles sont trouvées, elles ne sont pas copiées, elles sont apprises, rien ne remplace l'expérience.

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On verra, vous verrez, je verrai moi-même que j'avais raison de choisir cette voie.

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4 septembre 2026

Une fois qu'on a trouvé comment s'élever et planer, on ne veut plus s'arrêter.

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Ils m'oublient, ils croient que je suis mort, parfait, tout se passe comme prévu.

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Aujourd'hui ici, demain ailleurs, après-demain n'importe où si là se trouve l'éden.

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3 septembre 2026

Déchiffrer les phrases, telle est ma religion, telle est ma liturgie.

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Chacun sa croyance, chacun sa providence, je fais confiance aux grands livres pour me protéger.

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Ouvre la fenêtre, ouvre l'horizon, table rase, page blanche à perte de vue.

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2 septembre 2026

Ma pensée est en train de fuir, je dois la colmater, et donc l'écrire.

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Les étés précédents n'auront servi qu'à parvenir à ce moment-ci, la baignade suprême, le baptême du sens.

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Et laisser ce vieux monde usé derrière toi, qu'ils se débrouillent tous avec ce fatras.

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1er septembre 2026

Partout où passera le torrent, la joie fourmillera, les histoires charrieront de grandes forces, de grandes idées, de grands espoirs.

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Je croque dans toutes les pommes, je veux dire j'ouvre n'importe quel livre.

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Tu es encore à quai et déjà parti, toujours ici mais enfin arrivé, le voyage est perpétuel.

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NOTES :

- Le Carnet existe depuis 2007.

- La partie 2007-2020 du Carnet, jadis hébergée sur un blog de Gandi.net et disparue d'Internet, est en cours d'archivage pour être remise en ligne ici.

- Des phrases du carnet, soudées les unes aux autres, ont composé le texte du poème Le seul fou (Ed. Allia, 2024).