Carnet

CARNET

Chaque jour, trois phrases - parfois notes de travail, parfois journal intime -.





18 juin 2021

Avance à couvert, reste aussi longtemps que possible caché dans la forêt, abrité sous les arbres.

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Plus je dors, plus je rêve, plus j'écris et plus je vis.

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Année après année, tu t'attaches à être mieux protégé, pour étendre encore ta liberté.

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17 juin 2021

Tu viens de si loin, tu vas si loin, chaque kilomètre parcouru n'est à tes yeux qu'un simple millimètre.

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Je saute d'une époque à l'autre, toujours au milieu du gué.

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Si tu ne nages pas, tu coules, voilà pourquoi tu écris sans cesse, pour surmonter les vagues.

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16 juin 2021

Tu es embarqué malgré toi, tu suis la route sinueuse, les désirs de la toute-puissante grammaire.

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Partout où tu écris, la sainteté naît.

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Tu atterris sur une planète, tu notes ce qu'il y a à noter, puis tu redécolles vers un nouvel astre.

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15 juin 2021

Finalement, tu ne vis pas, tu joues, c'est pourquoi tout est si comique.

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De quoi te nourris-tu ? De montagnes, tu les manges les unes après les autres.

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Parce que tu viens du futur, tu ris des errements du présent.

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14 juin 2021

Tes mots se tiennent autour de toi comme des milliers de corps.

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Je suis né dans le bleu, je vivrai dans le bleu pour l'éternité, délices du ciel et de l'océan.

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Les virages que tu négocies dessinent des courbes extraordinaires.

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13 juin 2021

Tu installes les rêves au centre du monde, puis tu le remplaces par eux.

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Je suis né au milieu des châteaux, puis j'ai construit mon propre château et aujourd'hui je l'habite.

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N'écoute que ton c½ur, ne suis que ta main, ne ralentis jamais.

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12 juin 2021

À vrai dire, le Temps bat pour toi.

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Reste attaché aux corps, suis-les partout où ils vont, retiens tout ce qu'ils ressentent.

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Sous tes pieds, une mer de cristal dont la surface ne cède pas, voilà ton secret.

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11 juin 2021

Ton voyage ne prend jamais fin, de tout temps on n'en a pas connu d'aussi long.

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Naturellement, plus la digue est haute et plus la vague grandit.

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Apprends à cueillir la vie comme elle vient, et à la remercier.

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10 juin 2021

Chevauchant calmement les vagues, tu remontes vers ton origine.

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Je ne suis rien de plus que les phrases que j'ai écrites et que j'écrirai.

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Tu as obtenu ce que tu as voulu, à toi les pinceaux et la toile.

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9 juin 2021

Tout concourt à t'arrêter, et pourtant ta course n'est jamais stoppée.

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À nouveau : je ne vaux que ce que j'écris.

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Profite de la lumière de l'été, cette clarté du futur si fragile.

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8 juin 2021

Écrire quotidiennement changera le monde en ta faveur jour après jour.

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Crée ton propre temps, aime ton propre temps.

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Tu cherches à t'entourer du plus grand espace possible, à être au centre de l'océan, et, pourquoi pas, de l'Infini.

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7 juin 2021

En plein sommeil et en pleine nuit, tu pilotes ton vaisseau à l'instinct.

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Je n'oublie rien, je garde ma vie entière serrée tout contre moi.

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Dans ton monde, tout est nouveau et extraordinaire, les cycles recommencent chaque heure, l'accomplissement de soi est permanent.

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6 juin 2021

Les bons jours, tu te dis que tous les dieux te soutiennent, qu'ils te protègent et qu'ils t'applaudissent.

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Voyez-moi comme un émetteur radio envoyant ses messages très loin dans le futur, et même dans le passé.

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Chaque jour, tu te fais la courte-échelle, tu te soutiens et te grandis.

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5 juin 2021

Je n'avance pas tout seul, je suis poussé par le besoin qu'ont les phrases d'exister.

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Telle est la mer.

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Tout ce que tu cherches à faire, c'est équilibrer, par de la couleur, le bleu du ciel.

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4 juin 2021

Tu ne sais plus dans quel monde tu vis, ou plutôt tu en es désormais certain : tu respires dans le monde des phrases.

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Je repousse les années plus loin pour me laisser la place de respirer.

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Ils restent tous immobiles, alors qu'il suffit de marcher droit devant, et le chemin est là, il se trace tout seul.

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3 juin 2021

En écrivant tu te transformes, en te transformant tu transformes tout ce qui t'entoure.

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Cent fois par jour, je remercie la grammaire de m'accompagner et m'aimer.

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Les phrases ne prennent jamais fin, là où certaines s'arrêtent, de nouvelles commencent.

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2 juin 2021

C'est dans l'immensité que tu prends ta vraie dimension, que tu trouves ta pleine vitesse, et que, comme l'océan, tu formes tes plus belles vagues.

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Ne lâche plus la queue de la comète une fois que tu l'as saisie.

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Tu croises et tu recroises mille couches de temps sans jamais les voir vraiment.

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1er juin 2021

Tu t'offres tout entier aux phrases et tes livres trouvent leur route.

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Je parle pour d'autres corps qui ne peuvent plus parler.

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Dans l'ombre, tu continues d'être baigné de lumière.

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NOTES :

- Le Carnet existe depuis 2007. Il est en cours d'archivage.

- La partie 2014-2016 paraîtra prochainement sous forme de livre papier.